dr. Dorin Dragoş

Chaque plante guérissante est un rayon
vers l'éveil de l'âme et vers la redecouverte de l'essence.

Phytothérapie psychocausale


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Absinthe Acore odorant Agripaume Aigremoine Airelle rouge Alchémille Aloès Ammi visnage Aneth Angélique Anis Ansérine Argousier Armoise maritime Arnica Artichaut Aubépine Aunée officinale Aurone

Absinthe

Absinthii herba — les parties aériennes terminales fleuries, avec ou sans les feuilles basales, de l'espèce Artemisia absinthium L., fam. Asteraceae

Pelin
Elle contient des principes amers (lactones sesquiterpéniques) de type guaianolidique (proasulènes simples et dimers), huile essentielle (tuione, tuiols etc.), flavonosides, polyines, dérivés lignaniques, phytostérols, acides gras, les vitamines C, B6, acide folique, substances minérales.


Tonique–amère par les lactones, l’absinthe est utile quand la léthargie se répercute au niveau:

  • de l’estomac — l’absinthe est utlisée dans l’hypotonie/hyposécrétion gastrique („estomac paresseux”) , allant parfois jusqu’à stase gastrique, déterminant une sensation de lourdeur/ nausée; étant stomachique et tonique–apéritive, l’absinthe accroît la sécrétion et la motilité de l’estomac et lappétit, étant utile en anorexie);
  • du côlon — ayant effet laxatif, elle est utilisée en constipation;
  • du cholécyste — étant cholagogue (grâce à l’huile essentielle et aux principes amers), elle est utile dans l’hypotonie biliaire („vésicule biliaire paresseuse”);
  • de l’utérus — étant éménagogue (par la tuione), l’absinthe est utilisée dans la retard menstruel;
  • de l’organisme dans son ensemble — comme diurétique, l’absinthe élimine l’accumulation d’eau.
    Elle est antiinfectieuse (surtout digestive — par la tuione), antibactérienne, schizontocide et antihelmintique (elle élimine les vers intestinaux). Elle est antiinflammatoire / antipirétique (par les substances amères).

         

    Acore odorant (jonc odorant)

    Calami rhizoma — les rhizomes de l’espèce Acorus calamus L., fam. Araceae

    Obligeana
    Elle contient de l’huile essentielle (prédomine β–azarone, un phénol méthyl–éther), amidon, tanin, des résines, une substance amère (acorone).


    Elle est sédative, calmante, tranquillisante, antispasmodique et carminative par b–azarone de l’huile essentielle; elle est employée dans les troubles anxieux–dépressifs (agitation, insomnie etc.) et dans leurs manifestations somatoformes (troubles neurovégétatifs) surtout digestives (divers symptômes dyspeptiques, entre lesquels ballonnements et coliques, inclusivement dans le cadre d’une colopathie spastique), mais aussi respiratoires (dyspnée ou toux psychogène) ou génitales (dysménorrhée etc.); certaines sourses mentionnent son utilisation comme sédatif, non seulement en névroses (hystérique etc.), mais également en épilepsie.
    Au plan physique, elle stimule les fonctions digestives (au niveu de l’estomac elle est utile pour l’insuffisance fonctionnelle, avec stase gastrique, hypoacidité, anorexie), inclusivement la sécrétion et l’élimination de la bile (cholérétique et cholagogue), par l’huile essentielle et les substances amères.
    Elle est neurotonique et améliore la mémoire par l’huile essentielle; elle est utile dans l’asthénie psychique.
    Elle est recommandée en gastrites et en ulcère.

         

    Agripaume

    Leonuri herba — les parties aériennes de l’espèce Leonurus cardiaca L., fam. Lamiaceae

    TalpaGastei
    Elle contient des substances amères (lactones) avec une structure diterpénique furanique, iridoïdes, hétérosides cardiotoniques bufadiénolidiques, stérols, saponosides, flavonoïdes, tanins, acides polyphénol-carboxyliques, alcaloïdes (leonurine, stachydrine), huile essentielle, résines, acides flavoniques et d’autres acides organiques, les vitamines A, C, E, des substances minérales.


    Elle a effet antispasmodique bronchique; on l’utilise dans les affections respiratoires organiques ou fonctionnelles, manifestées par la dyspnée/bronchospasme: asthme bronchique, dyspnée fonctionnelle.
    Analogue, dans le plan physique, elle a une action calmante générale, sur le système nerveux central et aussi sur le coeur et l’estomac; elle est sédative et antispasmodique par les iridoïdes; elle est utilisée dans les troubles névrotiques, particulièrement dans les anxieux–dépressifs, surtout quand apparaissent des phénomènes de somatisation (nommés aussi dystonies neurovégétatives), notamment cardiovasculaires, mais aussi respiratoires et digestifs (surtout gastriques); de même, dans les troubles de ménopause (elle a aussi un effet utérotonique, probablement par la léonurine).
    Externe, elle est cicatrisante, antiinflammatoire et antiseptique, étant employée en applications au niveau des blessures, contusions, brûlures.
    Elle a effet cardiotonique (par les glicosides tonicardiaques, possiblement aussi par les lactones diterpéniques), vasodilatateur coronarien et périférique, hypotensif, antiarythmique et sédatif; elle est recommandée dans les affections cardiovasculaires organiques (cardiopathie ischémique, hypertension artérielle, insuffisance cardiaque) et fonctionnelles (palpitations, angor fonctionnel, bonds de la tension, acrocyanose).
    En applications externes, on l’emploie aussi pour les douleurs rhumatismales.
    Elle a une action diurétique par les flavonosides et les saponosides; certaines sourses recommandent son utilisation en affections de la prostate.

         

    Aigremoine

    Agrimoniae herba — les parties aériennes fleuries de l’espèce Agrimonia eupatoria L., fam. Rosaceae

    TuritaMare
    La plante contient tanins catéchiques, flavonosides, isocoumarines, de petites quantités d’huile essentielle, gommes, saponosides triterpéniques pentacycliques, substances amères, acide nicotinique, vitamines (C, K), dioxyde de silicium.


    La délivrance de conventions sociales correspond au plan physique à l’effet diurétique (et uricosurique), dû à la synergie entre les flavonoïdes, saponines; l’aigremoine est utile en affections urinaires: lithiase urinaire etc.
    Le déblocage des impulsions profondes est corréllé avec l’action cholérétique / cholagogue; elle est utile dans les affections biliaires (troubles de motilité biliaire, cholécystopathies chroniques, lithiase biliaire) et hépatiques (hépatites chroniques, ciroses); elle est à élire quand s’y associent des entérocolites et surtout une diathèse hémorragipaire, spécialement liée aux complications digestives supérieures de la cirose : gastropathie portale hypertensive, varices oesophagiennes.
    Elle a une action astringente (imprimée par les tanins) et tous ses effets colatéraux: antidiarrhéique, antihémorragique, cicatrisant / reépithélisant, antiinflammatoire; on l’administre interne dans les inflammations digestives (entérocolites etc.) et dans les hémorragies digestives, en applications externes pour les lésions anales et périanales, inclusivement pour les hémorroïdes.
    Par ses effets astringent et cicatrisant, elle est utile dans les affections cutanées : blessures, contusions, mordures de serpent, mordures/piqûres d’insectes, allergies cutanées, ulcère variqueux, tumeurs cutanées etc.
    Elle est utile dans les affections articulaires (inflammatoires: arthrites, goutte; traumatiques, en applications externes: entorses, luxations) et abarticulaires (musculaires etc.).
    Certaines sourses indiquent aussi une action hypoglycémiante, tout en la recommandant en diabète et; de la sorte, élargissant la sfère des indications métaboliques, à côté de la diathèse urique; son emploi en obésité est grévé par son effet, souvent indésirable, bien des personnes obèses étant, de toute façon, constipées.
    Elle est utilisée dans les affections veineuses (renforce et favorise la régénération de la paroi vasculaire), inclusivement dans leurs complications (ulcère variqueux).
    Elle est employée en applications externes au niveau de la bouche (stomatites, glossites, aphtes, gingivites), du pharynge (pharyngites, amygdalites).
    Elle a effet antiviral — est recommandée en viroses.
    Elle est stomachique, stimule les sécrétions digestives et accroît l’appétit; elle est bénéfique en anorexie et en hypoacidité gastrique.

         

    Airelle rouge

    Folium vitis idaeae — les feuilles de l’espèce Vaccinium vitis idaea L., fam. Ericaceae

    Merisor
    Elle contient de l’arbutoside et ses dérivés acylés, des flavones, du tanin catéchique et élagique, de l’acide quinique, des saponines triterpéniques (acide ursolique), des glucide, du cire.


    L’airelle rouge est antiseptique urinaire (par l’arbutoside et d’autres phénols) et diurétique (par les flavones et les saponines). Elle est aussi sudorifique.
    Les saponines lui impriment une action antiinflammatoire; l’acide ursolique inhibe l’activité du complément plasmatique.
    La combinaison d’actions antiseptique, antiinflammatoire et diurétique rend utile ce produit dans le traitement des inflammations urognitales, surtout de cause infectieuse (cystites, piélonphrites, urétrites, leucorrhée); pour alcaliniser l’urine on recommande l’administration simultannée de bicarbonate de sodium.
    Comme diurétique et antiinflammatoire, elle est utile pour les souffrances rhumatismales : douleurs articulaires, goutte.
    Astringente par les tanins, elle est antidiarrhéique et hémostatique; elle est utile dans les entérocolites.

         

    Alchémille (manteau de Notre Dame, pied-de-lion)

    Alchemillae herba — les parties aériennes de l’espèce Alchemilla vulgaris L., fam. Rosaceae

    Cretisoara
    La plante contient des tanins galiques et d’autres substances similaires, des flavonosides, des proanthocyanes, des substances grasses (acide palmitique et stéarique, phytostérols), des sels minéraux.


    Il est utile en stérilité chez les femmes, pour éviter les avortements spontanés (il fortifie l’endomètre).
    Son action astringente, corrélée aussi avec les effets antidiarrhéique, hémostatique et utérotonique, cicatrisant et antiinflammatoire; il est utile dans les affections inflammatoires, surtout quand elles s’associent aux érosions, ulcérations et hémorragies (métrorragies, hémorroïdes, stomatites, laryngites, cystites hemorragiques ou d’autres causes d’ hématurie; en applications externes, pour les blessures), diarrhée (entérocolites).
    Certaines sourses mentionnent un effet stomachique, de stimulation des fonctions digestives, utile en anorexies, surtout par l’hypotonie digestive.

         

    Aloès

    le produit obtenu par l’évaporation et le séchage du suc des feuilles de plusieurs espèces de Aloe , fam. Liliaceae

    Aloe
    Le suc concentré et le gel extraits des feuilles renferment des dérivés hydroxyanthracéniques (qui sont des C-glucosides de l’aloe-émodol-anthrone, majoritaire étant l’aloïne), des résines (dérivés de la γ-chromone : aloésone et les C-glucosides de celle-ci : aloe-résines A, B = aloésine), un dérivé pyronique (l’aloénine), dérivés du naphto-[2, 3-c]-furanne, des substances minérales, traces d’huile essentielle, de l’eau (5-10%). Le gel d’aloès renferme des mono- et des polysaccharides, du tanin, des enzymes, des stérols, des acides organiques, des saponosides, des vitamines.


    Étant astringente (par les tanins), elle est cicatrisante.
    Par le goût amer, elle a une action tonique–amère, stomachique (elle est utile en hypotonie gastrique) et cholagogue (elle est utile dans les affections hépatobiliaires) – en petites doses (0, 01–0, 02 g).
    Par le gout douceâtre, elle a un effet émollient. En petites doses, elle est utilisée dans les affections gastriques (gastrite et ulcère gastrique).
    Elle est recommandée dans les colites.
    L’extrait d’Aloès (incorporé en gel) ou l’aloïne sont employés pour le traitement des affections cutanées (blessures, eczémas etc.), en application externe ou sous-cutanée ; il est beaucoup utilisé en cosmétique.
    En application externe, elle est employée dans les affections oculaires.
    Elle est utile dans la parodontose.
    Elle est laxative à la dose de 0, 10–0, 25 g et purgative drastique à la dose de 0, 25–1 g (elle stimule le péristaltisme du côlon par les anthracénosides), étant utilisées dans les constipations.
    En doses élevées elle est ocytocique.

         

    Ammi visnage (Khella)

    Ammi visnagae fructus — les fruits mûrs (diakènes) de l’espèce Ammi visnaga (L.) Lam. = Daucus visnaga L. = Apium visnaga Grantz., fam. Apiaceae

    Ammi
    Les fruits contiennent des furanochromones (khellin, visnagine, etc.), pyranocumarine (visnadine etc.) et des dérivés de isofuranocoumarines, flavones, chromolinat de sodium, furanocétophénones, des traces d’huile essentielle, lipides, protides, glucides.


    Ammi est utile dans les manifestations spastiques/coliquatives au niveau respiratoire, digestif, urinaire, cardiaque (coronarien). Par l’effet spasmolitique de la khellin, il relâche la musculature lisse, surtout au niveau des structures tubulaires (artères, tractus respiratoire, digestif, urinaire). L’effet antispastique est valorisé dans les coliques biliaires, dans les coliques renales (la plante a également une action diurétique grâce aux flavones), dans les cholopathies spastiques (formes de côlon irritable avec la prédominance des douleurs coliquatives intestinales); en plus, il a aussi une action antihelmintique.
    Le chromolinate de sodium est bronchodilatateur. Ammi visnaga est employé dans l’asthme bronchique.
    Étant coronarodilatateur (par la visnadine), il est utile dans l’ischémie miocardique (surtout par le mécanisme vasospastique, comme l’angine de Prinzmetal).

         

    Aneth

    Anethi herba/folium — les parties aériennes/les feuilles de l’espèce Anethum graveolens L., fam. Apiaceae

    Marar
    Le principal principe actif en est l’huile essentielle, qui, outre les cétones monoterpéniques (carvone), hydrocarbures monoterpéniques (limonen) et phénol méthyl–éthers (myristicine) (existentes dans les fruits aussi), il contient encore félandren et un époxyde monoterpénique (anéthofuran). Dans les parties aériennes, à côté de l’huile essentielle, il y a aussi des coumarines et des flavonosides.


    Il est recommandé en: coliques intestinales, ballonnements et divers autres troubles dyspeptiques; de même, en hoquet.
    Galactagogue, il stimule la sécrétion lactée, étant utile en hypogalactie.
    Il est utile dans les affections urinaires
    Il est employé en hémorroïdes.
    Il est indiqué en athérosclérose et dans les affections cardiaques.

         

    Angélique

    Angelicae radix — les parties souterraines de l’espèce Angelica archangelica L., fam. Apiaceae

    Angelica
    Elle contient des coumarines simples, des furanocoumarines (avec action photosensibilisante), des flavonoïdes, de l’huile essentielle (prédominent les monoterpènes), des esters de certains acides organiques, des lactones macrocycliques (à l’odeur d’ambre), des acides polyphénol–charboxiliques (caféique, chlorogénique), des glucides, des stérols, des résines.


    Étant stomachique, tonique–amère, eupeptique (par les lactones) – elle est utilisée dans l' hypotonie/ hyposécrétion gastrique, manifestée par la sensation de lourdeur/plein (à cause de la stase gastrique), nausée et vomisement, anorexie.
    Elle est révulsive (par l’huile essentielle).
    Elle est recommandée dans les éruptions tégumentaires.
    Elle élimine l’eau en excès, étant sudorifique et diurétique.
    Étant excitante cérébrale (par l’huile essentielle) à petites doses, elle est utile en asthénie; à grandes doses, elle est aussi stupéfiante et dépressive; certaines sourses la recommandent en hystérie.
    D’autre part, elle protège et apaise, étant analgésique et antiinflammatoire par les coumarines; elle améliore la douleur dans les névralgies, dans le rhumatisme.
    Elle élimine l’air en excès, ayant effet antispastique, surtout au niveau utérin (elle est utile en dysménorrhée), mais aussi au niveau intestinal (elle est aussi carminative), étant employée en flatulence, météorisme, éructations, coliques intestinales, coliques gastriques.

         

    Anis

    Anisi vulgaris fructus — les fruits mûrs de l’espèce Pimpinella anisum L., fam. Apiaceae

    Anason
    Les fruits contiennent de l’huile essentielle (qui inclut les principaux composants actifs, parmi lesquels prédominent phénol méthyl–éthers), huile gras, stérols, coumarines, flavones, acides polyphénol–charboxiliques (caféique, chlorogénique), protéines, glucides simples et polyholosides (amidon, pectines).


    L’huile essentielle a une action estrogène intense et éménagogue par le dianetol; elle est aphrodisiaque; elle est utilisée dans les affections ginécologiques : aménorée, oligoménorée, dysménorée, troubles de préménopause et ménopause.
    L’anis influence les fonctions de l’adénohypophyse et a un effet général de stimulation des sécrétions des glandes exocrines: mamaires, digestives, bronchiques.
    Il est antiseptique, bactéricide ; vermifuge. Il est recommandé dans les parasitoses intestinales.
    Étant galactagogue (stimule la sécrétion lactée déficitaire), il est utile dans l’hypogalactie.
    Comme antispastique (grâce à l’huile essentielle), il est utile dans les affections à teinte spastique digestives, respiratoires, cardiaques.
    Comme stomachique, il est recommandé dans les troubles dyspeptiques.
    Il est utile dans les affections respiratoires (y compris les fonctionnelles): dyspnée psychogène, asthme bronchique, bronchite asthmatiforme, toux spastique.
    Étant antalgique, il est recommandé pour les douleurs aux diverses localisations.
    A petites doses, il a une action tonique et stimulante (par l’action électropositivante des phénol méthyl–éthers) au niveau cardiaque, respiratoire, psycho–neuro–endocrin, sexuel; dans la sphère neuropsychique il est utile quand il existe une teinte d’hypomotilité: des paralysies et surtout de fausses paralysies (ayant un substrat fonctionnel); il est également utile dans d’autres troubles neurovégétatifs, y compris ceux catalogués, le plus souvent à tort, comme spasmophilie; à grandes doses, l’huile éthérique devient fort psychoactif, allant jusqu’à générer des effets stupefiants mineurs.
    Il est utile pour les symptômes cardiaques fonctionnels: palpitations et douleurs précordiales fonctionnelles (mimant des douleurs angineuses).
    Il équilibre, en égale mesure, l’eau, le feu et l’air, étant diurétique, expectorant, cholagogue cholérétique, carminatif; il nourrit et rend propres les humeurs, comme d’ailleurs aussi les trajets subtils et grossiers: le système nerveux, le tractus respiratoire et digestif.
    Il est recommandé dans les troubles digestifs fonctionnels caractérisés par l’accumulation des gaz dans le lumen digestif et par des douleurs coliquatives : aérophagie, aérocolie, météorisme, colopathie spastique, y compris dans les coliques digestives chez les nourrissons.

         

    Ansérine

    Anserinae herba — les parties aériennes fleuries de l’espèce Potentilla anserina L., fam. Rosaceae

    CoadaRacului
    Elle contient 5–10% tanins galiques et élagiques, des flavones, des amines (choline), des stérols, des oses, des mucilages, des substances amères, de l’huile essentielle, des sels minéraux. Certaines sources mentionnent aussi la présence des coumarines.


    Les tanins lui impriment une action astringente, antidiarrhéique, antihémorragique.
    Elle est utile en gastrites, duodénites, ulcère gastrique, ulcère duodénal, surtout quand il y a aussi des saignées.
    Elle est utile dans les affections utérines : métrorragies, ménorragies, dysménorrhées.
    On lui attribue aussi des propriétés antispasmodiques (déterminées, probablement, par les composés essentiels) grâce auxquelles elle est employée dans le traitement des coliques intestinales, surtout quand celles-ci sont associées à la diarrhée et/ou à l’hémorragie digestive : entérocolites, colite ulcérohémorragique.
    Elle est utile aussi dans les coliques renourétérales qui apparaissent dans la lithiase urinaire.
    En applications externes, on l’utilise pour des lésions de la muqueuse bucale : aftes, sthomatites, gingivites.
    Tojours en applications externes, elle est recommandée en leucorrhée.
    Elle est utilisée aussi dans les douleurs articulaires de l’artrite, de la goutte.

         

    Argousier

    Hippophaë fructus — les fruits de l’espèce Hippophaë rhamnoides L., fam. Eleagnaceae

    Catina
    Les fruits d’argousier contiennent de la vitamine C (0, 4–1, 5 g/dL), des caroténoïdes, les vitamines B1, B2, PP, de l’acide folique, les provitamines D, la vitamine E, la vitamine P (sous forme de flavonoïdes, y compris des proanthocyanes), des lipides (glycérides de certains acides gras), triterpènes, catéchol.


    L’argousier a un gôut aigre, déterminé par le contenu grand de vitamine C; il est utilisé en scorbut et d’autres hypovitaminoses . Il est utile dans les affections oculaires (brûlures corneo–conjonctivales par des agents physiques ou chimiques, keratoconjonctivites flictenulaires, staphylocoques du visage avec des complications oculaires, interventions chirurgicales ophtalmologiques: greffes de cornée, chirurgie plastique et réparatoire des paupières et du fond de sac conjonctival). Il est indiqué dans les affections gastroduodénales: gastrites, duodénites, ulcère gastrique, ulcère duodénal.
    Il favorise la guérison des lésions cutanées : brûlures, engélures, dermatoses, micoses Il est antioxydant par les vitamines C, E et P.
    Il est antiinflammatoire par les triterpènes. Il est cicatrisant et antiulcéreux par les caroténoïdes et par l’huile grasse; il est utile dans diverses lésions de la peau, des muqueuses et des semimuqueuses, y compris génitales

         

    Armoise maritime

    Herba artemisiae maritimae — les parties aériennes de l’espèce Artemisia maritima L. = Artemisia salina Willd., fam. Asteraceae

    PelinitaDeSaratura
    Elle contient de l’huile essentielle, des substances amères avec une structure lactonique.


    De sous l’action globale purificatrice, surgit un filet d’effet nutritif (elle a une action nourrissante).
    Elle a effet tonique hépatique.
    Elle stimule la fonction du foie, du pancréas, de la rate et du rein.
    Elle est vermifuge.
    Elle est antifébrile, cholérétique, cholagogue.
    Étant stomachique, elle stimule la digestion et l’ appétit; elle est utile en anorexie, dyspepsie.

         

    Arnica

    Arnicae flores — les capitules floraux de l’espèce Arnica montana L., fam. Asteraceae  

    Arnica
    La plante contient de l’huile essentielle, des lactones sesquiterpéniques (0, 2–0, 5% de l’hélénaline etc.), des phytostérols, des triterpènes pentacycliques, des caroténoïdes, des flavonosides, des procyanidols, des acides polyphénol–carboxyliques (caféique, chlorogénique), des tanins, des polyines, des composés azotées (coline, bétaïne, triméthylamine), oses et polyholosides, des acides gras et des alcanes.


    Il est cholagoguecholérétique par les acides polyphénol–carboxyliques et diurétique par les flavones; il est antihelmintique, étant recommandé en parasitoses intestinales .
    Utilisé dans les états de baisse de la force musculaire: parèses, paralysies, de règle sur un fond d’ atérosclèrose cérébrale –il a une action stimulante .
    Étant hypotensif par les flavones et la coline, il est utile en hypertension artérielle .
    Il est utilisé en bronchites chroniques, y compris tabagiques; également en pharingites chroniques et les états fébriles modérés.
    Par les anthocyanes, il est tonicardiaque, augmente le fluxe coronarien ; et, en plus, il est hypocolestérolmiant (par les acides polyphénol–carboxyliques) et stimule la respiration ; il est employé dans l’insuffisance cardiaque, surtout associée à la maladie coronarienne (il est considéré le deuxième en tant qu’efficience après l’aubépine).
    Il est employé pour la résorption des accumultions patologiques (sang, plasme, exsudat inflammatoire) générées par des traumatismes ou des inflammations (les lactones sesquiterpéniques inhibent la migration des neutrofiles et la rupture des membranes lisosomales ; aussi, on a signalé un effet antiagrégant trombocitaire); il est antibactérien et antifongique (lactones sesquiterpéniques, polyines, polyphénols), antiinflammatoire et cicatrisant (huile essentielle, flavonoïdes, caroténoïdes) telles les préparations d’echinacea, antiéchimotique (lactones sesquiterpéniques), analgésique (huile essentielle); en application locale (là où il n’y a pas de solutions de continuité –et à distance des yeux ou de la bouche), il améliore la douleur et l’oedème inflammatoire: écchymoses, hématomes, contusions, entorses, engelures, fractures fermées (en général, toute tuméfaction douloureuse ), mialgies, artralgies (arthrose, artrites ), névralgies .

              

    Artichaut

    Cynarae folium — les feuilles de l’espèce Cynara scolymus L. fam. Asteraceae

    Anghinare
    Les feuilles contiennent des polyphénols (dérivés caféil–quiniques); des flavones; des principes amers asulénogènes; des composants triterpéniques, des stérols (b–sitostérol, stigmastérol), un sapogénol stéroïdique, du tanin, des mucilages, des pectines, des aminoacides, des glucides, des acides organiques, des enzimes.


    Il est antialergique (la cinérine inhibe activation du complément).
    Il est bactériostatique vis-à-vis de la Salmonelle , du Staphylococcus , du Proteus . Il sublime les manifestations brûlantes: il est fébrifuge par les substances amères asulénogènes, cholérétique par les polyphénols, antiinflammatoire par les triterpènes et par le sapogénol stéroïdique.
    Il sublime les manifestations aqueuses: diurétique par les flavones.
    Il est utile dans les maladies cardiovasculaires satellites de l’atérosclérose, y compris en hypertension artérielle (il est antihypertensif et diurétique), surtout quand celle-ci est accompagnée des perturbartions métaboliques.
    Il est indiqué en constipation (il est laxatif) et en hémmoroïdes.
    Il est utile en obésité, dyslipidémie (il est hypolipémiant et hypocholestérolémiant, la cinérine étant un inhibiteur de la lipolise de type acide nicotinique, mais sans avoir les effets adverses de celui-ci), diabète (certaines sourses lui attribuent aussi des effets antidiabétiques), souvent associés entre eux, en constituant des syndromes dysmétaboliques complexes, le plus connu étant le soi-disant syndrome X.
    Il est utilisé dans le traitement des affections biliaires fonctionnelles troubles de la motilité biliaire – il n’a pas qu’une action cholérétique / cholagogue, mais aussi régulatrice sur la sécrétion biliaire, c’est-à-dire amphicholérétique) ou inflammatoire (colécistite, angiocolite) – sont valorisées les actions cholérétique / cholagogue et antibactérienne.
    Étant donné l’action antibactérienne, il est utile en entérocolites.
    Il a une prégnante action stomachique, tonique amère (par la cinéropicrine et les dérivés), cholérétique, cholagogue, hépatoprotectrice (grâce aux dérivés caféiques); il stimule la fonction et la motilité de l’estomac, de l’intestin grèle, du pancréas, du foie et de la vessie biliaire.
    C’est un remède important dans les affections hépatiques chroniques (mais aussi aiguës) avec insuffisance hépatique, soit dans le stade d’ hépatite chronique, soit de cirrhose; il est très utile dans la stéatose hépatique.
    Par les effets antialergique et dépuratif complexe, il est utile dans les affections cutanées (éruptions alergiques, acnéee, furonculose), surtout ci ceux-ci apparaissent chez une personne dysmétabolique ou avec une affection hépatobiliaire.
    Par les effets diurétique, cholérétique, laxatif, l’artichaut est un important dépuratif; en favorisant l’élimination des déchets toxiques du milieu interne de l’organisme, il est utile dans les plus frequentes maladies métaboliques.

         

    Aubépine

    Crataegi folium cum flores et fructus — les fleurs, les feuiles, les fruits (les inflorescences accompagnées par les feuilles qui se trouvent à la base de celles-ci et les fruits mûrs) recoltées de l’espèce Crataegus monogyna Jacq. et de la Crataegus oxyacantha L., fam. Rosaceae

    Paducel
    Les fleurs en contiennent flavonoides, proantocyanidols, acides triterpéniques, tanins catéchiques, amines (colines, acétylcoline etc.), aminopurines, traces d’huile essentielle, coumarines, acides phénoliques, b–sitostérol, tiamine. Les fruits en contiennent la vitamine C, antocyanosides, caroténoïdes, glucides (sorbitol, glucose, saccharose).


    Elle a une action cardiotonique mineure par les antocyanes et leucoantocyanes. Elle est sympaticolitique; elle a une action hypotensive et bradicardisante ( abaisse la fréquence cardiaque), tant indirecte par l’action sédative, que directe aussi par la b–blocante et par la parasympaticomimétique de la coline et de l’acétylcoline; elle est employée dans les souffrances cardiovasculaires, soit fonctionnelles (éréthisme avec palpitations, oscillations tensionnelles etc., " névrose cardiaque "), soit organiques (cardiopathie ischémique avec angine ou arythmies extrasistoles, tachycardies paroxistiques, hypertension artérielle, séquelles postinfarctus miocardique, athérosclérose, insuffisance cardiaque).
    Les triterpènes pentacycliques accroissent la synthèse du collagène soluble, en favorisant la réparation par la cicatrisation et la constitution de nouveaux vaisseaux de sang, avec le rétablissement de la circulation dans les zones nécrosées après un infarctus miocardique.
    Pharmacodynamiquement, elle améliore la circulation coronarienne, cérébrale et périférique, surtout par les flavonoïdes, spécialement les proantocyanidols et l’épicatéhine, peut-être aussi par les composés triterpéniques.
    Elle a une action sédative sur le système nerveux — elle est employée dans les troubles neurovégétatifs, névroses, insomnies, inclusivement conexes à la ménopause.

         

    Aunée officinale

    Inulae radix — les racines et les rhizomes de l’espèce Inula helenium L., fam. Asteraceae

    IarbaMare
    La plante contient de l’huile essentielle (prédominent soit les lactones sesquiterpéniques, soit les esters), de l’inuline, des sesquiterpènes, des dérivés triterpéniques, du stigmasterol, des coumarines, des acides polyphénol–carboxyliques.


    Le goût piquant s’associe au goût amer et avec une vaguement perceptible nuance de doux.
    Elle stimule l’activité mentale; elle a une action tonique générale, en particulier tonique digestive, pulmonaire et même rénale; elle stimule toutes les fonctions du corps, elle fait circuler plus rapidement et plus efficacement le sang.
    Elle s’emploie en entérocolites et en parasitoses intestinales.
    Cholagogue–cholérétique (par les acides polyphénol–carboxyliques), elle est utile dans les dyskinésies biliaires hypotones.
    Les lactones ont aussi des propriétés hypotensives de type colinergique.
    Elle est utile dans les affections respiratoires supérieures : rhinites, pharyngites, sinusites. Elle est mucolitique et diurétique; elle harmonise les sécrétions: les fait croître quand elles sont déficitaires, les réduit qund elle sont en excès (soit par le séchage, soit par la fluidisation et la mobilisation). Comme antispastique, elle est employée dans les colopathies spastiques . Ayant effet dépuratif incisif, elle élimine les résidus et les accumulations nocives, nettoie de toxines, désinfecte: elle est antibactérienne, y compris antituberculeuse et fongistatique (par les lactones sesquiterpéniques) au niveau, en premier rang, respiratoire et digestif, mais aussi urinaire; elle est antihelmintique par l’alantolactone, possiblement aussi antivirale; elle soutient l’immunité; s’emploie dans le traitement des infections respiratoires, digestives et urogénitales; l’efficience maxime est sous la forme d’huile essentielle; elle est utile en affections articulaires (arthroses, goutte).
    Elle est employée dans les affections respiratoires inférieures (laryngites, trachobronchites, bronchites etc.), surtout avec des sécrétions excessives, stagnantes, mais aussi en asthme et en toux de diverses causes; on lui attribue une action tonique sur le parenchime pulmonaire, utile en emphysème, tuberculeux.
    Elle est recommandée dans les affections urogénitales : cystites, vaginites, leucorrhée.
    Elle s’emploie dans le traitement des eczémas y compris des dermites allergiques (qu’elle peut même provoquer).
    Comme stomachique, elle est utile en hypotonie/hyposécrétion gastrique.

         

    Aurone (citronnelle)

    Abrotani herba — les parties aériennes fleuries de l’espèce Artemisia abrotanum L., fam. Asteraceae

    LemnulDomnului
    Elle contient de l’huile essentielle (prédomine l’eucaliptol), des coumarines, flavones, substances amères, un alcaloïde (abrotine). Certains auteurs mentionnent la présence des tanins.


    Elle a une action tonique amère, stomachique, tonique générale, stimulante; elle est utile dans les affections gastriques (digestion lente, anorexie), météorisme, anémie.
    Elle est cholérétique (grâce à une coumarine: isophraxydinoside), antiinflammatoire, antifébrile et sudorifique.
    On l’utilise en: affections biliaires (troubles de motilité biliaire, coliques biliaires, colécystite), affections hépatiques (hépatite), affections inflammatoires et/ou fébriles.
    Cicatrisante et vulnéraire, elle est employée, en applications externes, pour plaies, maux de tête, maux de dents, douleurs de membres.
    Cetrains auteurs mentionnent son utilisation en, aménorrhée et dysménorrhée ( éménagogue et antalgique).
    Elle est antiseptique; sesmgraines ont effet antihelmintique; elle est utile dans les états toxiques (intoxications avec du mercure, piqûres d’insectes, morsures de serpant etc.) et en tumeurs.
    Comme expectorante, elle est recommandée en toux.
    Elle est indiquée en inflammations/infections urinaires, et en afections articulaires, y compris en goutte.

         

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